• Petit historique de ma démarche


    Petit historique de ma démarchePourquoi je suis devenue coach de bonheur ?

    Le début de ma vie

    Mon chemin spirituel, je l'ai commencé, certainement à la naissance puisque je suis née chez les cathos, famille très pratiquante, messes tous les dimanches, et même vêpres l'après-midi, rosaire le soir à 5 heures en hiver, cathéchisme à l'école. Au-delà de l'hypocrisie et des rituels grandioses et colorés, j'ai quand même approché dieu, dans mon enfance, jusqu'à ce que je me fâche sérieusement avec lui.

    Adolescence, mariage à vingt ans, naissance de 2 filles, France et Véronique. Je sentais bien en moi que la vie, ce n'était pas cette espèce de bataille pour garder le front haut, pour continuer, sans savoir exactement vers quoi ? Il devait y avoir autre chose, mais j'étais trop occupée pour m'en occuper. Je pensais avoir subi un certain nombre d'événements, ne pas les avoir choisis. C'était mon chemin, apprendre à exister...

    J'avais commencé des lectures de recherche spirituelle, le premier livre qui m'a vraiment plongée dans un univers que j'ai aimé visiter c'est "Le troisième oeil" de T. Lobsang Rampa, livre que j'avais choisi simplement parce que j'ai au milieu du front quelque chose qui pourrait y faire penser. Même si c'est peut-être un canular, il m'a fait rêver.

    J'ai craqué

    Et puis, dans les années nonante, j'ai craqué. Je vivais tellement à côté de ma vie, à côté de moi-même que je me demande si j'y étais entrée ? Pour ne pas sentir mon mal-être, j'avais mis en place toutes sortes de masques, entre autre la guerrière, la contrôlante, la madame parfaite. J'avais adopté d'un côté l'attitude d'un père tribun, courageux, fier, voire orgueilleux et de l'autre celle d'une mère qu'inconsciemment j'avais toujours voulu satisfaire dans son besoin incommensurable de perfection. Je marchais très bien à la carotte, comme dit mon ami l'âne. J'étais très sensible aux compliments, aux flatteries, j'étais la femme des superlatifs. Mais c'était un piège.

    Ma vie professionnelle était un joli succès, j'avais les qualités requises. J'ai reçu à la naissance une corbeille de dons, facilité d'apprendre, curiosité permanente, éclectisme, esprit de synthèse, don pour communiquer et pour apprendre. Ma marraine la fée a été généreuse. Elle a oublié la modestie ! Mais pas l'humour !

    Par contre du côté personnel, divorcée après 7 ans de mariage, je galérais sans en être consciente, bien sûr. J'étais de celles qui disaient : Un homme, pour le plaisir oui, mais repasser les chemises et ramasser les chaussettes, non, très peu pour moi. J'ai mis 20 ans à réaliser que l'unique raison pour laquelle ma relation à l'autre sexe se résumait à des aventures ou des liaisons avec des hommes pas libres, venait de ma peur de partager l'espace avec un homme.

    Dans les profondeurs de mon être, vivait une mésestime, comme un monstre au fond du lac, une certitude de ne pas mériter le bonheur. Il y avait une forme de honte aussi, résultat d'une éducation où tout ce qui touche au plaisir était incompatible avec l'honneur et le paradis. Cela explique pourquoi aujourd'hui, un de mes objectifs consiste à réconcilier dieu avec le sexe, autrement dit la spiritualité avec la sexualité.

    Bien sûr, mes parents ont fait de leur mieux, avec ce qu'ils avaient reçu, comme moi j'ai fait de mon mieux avec mes enfants, avec ce que j'ai reçu.

    Comment j'ai fait ?

    Deux événements m'ont fait changer complètement de direction : mon père est mort et puis j'ai laissé un autre prendre le poste que j'occupais dans la formation. J'ai vécu cette dernière expérience comme une trahison de la part de mon supérieur. Après quelques mois, j'ai démissionné pour prendre une nouvelle direction. Mon goût pour l'enseignement, l'accompagnement, m'a fait choisir 2 formations en développement personnel auprès de l'école Écoute ton corps, j'allais devenir "Intervenante en relation d'aide" et "Animatrice et conférencière". Je le suis. Ce que j'ignorais, c'est que la personne qui avait le plus besoin de cet apprentissage, de ce chemin personnel, c'était moi.

    J'ai appris d'abord à vivre le moment présent. On entend cela partout, c'est la mode, mais habiter son corps, être présente aux autres, aux événements, aux situations, cela m'a demandé beaucoup d'efforts, désapprendre les réactions, le système de défense. Ne plus mettre le masque, c'est accepter d'être vulnérable, c'est accepter d'avoir des blessures, c'est accepter que l'autre a le pouvoir de réveiller nos blessures. Être vraiment à l'écoute de soi, c'est laisser sortir les émotions, ne plus les refouler, en prendre la responsabilité. L'autre n'est pas responsable, il est le déclencheur, il est une aide précieuse qui permet de se connaître, de prendre conscience des blessures qui nous empoisonnent la vie.

    Je suis retournée de nombreuses fois dans mon enfance, pour vivre la tristesse, l'impuissance, la colère, seigneur combien j'avais refoulé de colère, contre mes parents, contre les autres et après... finalement contre moi-même, d'avoir laissé faire. J'ai accepté ma vie telle qu'elle était. J'ai commencé à m'aimer. J'ai soigné cette enfant intérieure, je l'ai écoutée, consolée, rééduquée même. Je peux vous dire que j'en ai passé du temps avec des petites Christiane de 3 ans, 4 ans, 5 ans, 10 ans... adolescente, femme mariée, divorcée, et cetera. Je les ai toutes consolées et petit à petit, ramenées dans le présent, réconciliées, fusionnées avec moi.

    Il en reste, certainement, je continue de procéder de cette manière. Le chemin, c'est comme quand on mange un artichaut, chaque feuille que l'on détache permet de se rapprocher davantage du cœur, le seul endroit où il fait bon vivre !


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