• Tartinée de boue sur tout le corps, la chaleur ambiante doit avoisiner les 40°, enveloppée dans un immense drap gris, je suis allongée sur ce lit, dans ce centre de fango (thérapie qui vient de l'antiquité), à Abano Terme en Italie. Une radio locale passe tantôt de la publicité, tantôt des tubes en italien ou en anglais. Et Yago (c'est mon mental) y va de sa critique : "Tu te rends compte, un centre thermal, l'idéal serait bien sûr une musique calme, style musique de méditation, avec de bonnes vibrations pour laisser un maximum mon corps profiter de ce moment de soins dont je l'honore ! Mais non, ce fond très sonore dénature l'ensemble, impossible de vraiment se relaxer avec ce bruit de fond agaçant ! Je leur avais pourtant dit, la dernière fois, de changer de musique et de mieux adapter celle-ci au type de soins."

    Yago sait, lui, ce qui se fait et ce qui ne se fait pas et entend bien le faire savoir.

    Et soudain, je réalise : l'observateur s'est mis en route, je ne l'avais pourtant pas sonné, mais c'est son habitude, il déboule à tous moments, sans crier gare. Et l'observée, celle qui chauffe dans le drap gris, est tout aussi soudainement agacée par les injonctions de celui qui sait.

    Je me souviens alors de trois questions : Suis-je l'observateur ? Suis-je l'observée ? Ou ni l'un ni l'autre ? Mais oui, je ne suis ni l'un, ni l'autre !

    Mon fango s'est bien déroulé, dans l'acceptation de ce qui est, me délectant de ce moment présent, le seul qui mérite d'être vraiment vécu !

    Christiane Kolly - Mai 2017


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  • J'ai fait un jeûne de 7 jours

    D'abord ils vous ignorent,
    ensuite ils se moquent de vous,
    puis ils vous combattent
    et puis... vous gagnez.

    Gandhi

    J'espère que vous allez le mieux du monde. De mon côté, j'ai fait un jeûne de 7 jours à l'eau et je me porte à merveilles. Des citations sur le jeûne, je n'en ai pas trouvé ou alors négatives. Alors, Gandhi, je l'aime.

    Les bienfaits du jeûne sont nombreux : perte de poids, vision plus claire, nettoyage du corps par élimination des toxines. Comme il n'a plus besoin de digérer 3 fois par jour, le corps a tout son temps pour réparer ce qui a besoin d'être réparé.

    Le maître tibétain Djwhal Dhul nous dit que la race humaine, en général, mange actuellement quatre fois plus qu'il est nécessaire et j'en fais partie. Mais, dans cette société de consommation où l'on est harcelé à longueur de journée (télévision, internet, smartphone, écrans publicitaires dans les lieux publics, affiches, flammes et j'en passe) par de la publicité pour la (mal)bouffe, il est clair qu'en face, le jeûne ne fait pas le poids, puisque cela ne rapporte rien. Savez-vous que toutes les 5 secondes, un enfant dans le monde meurt de faim ! Et pourtant l'altermondialiste suisse Jean Ziegler nous dit que l'agriculture mondiale, telle qu'elle est aujourd'hui, pourrait nourrir 12 milliards d'êtres humains alors que nous sommes 7 milliards. Cherchez l'erreur !

    Pour en revenir au jeûne, il est parfois utilisé comme moyen de chantage par les grévistes de la faim. Mais si vous vous privez de nourriture avec comme objectif de faire du bien à votre corps et à votre esprit, l'intention est bien différente, le résultat aussi.

    Dans l'histoire, de nombreux humains ont vécu longtemps sans manger. Je citerai ici notre Saint Nicolas de Flüe national qui a quitté, avec son consentement, sa femme et leurs 5 fils et 5 filles pour vivre dans son ermitage. Il y a vécu durant 19 ans sans manger. Il existe aujourd'hui de nombreuses personnes, les inédiques, qui ne mangent pas et s'en portent très bien, citons le Dr en Chimie Michael Werner qui jeûne depuis 8 ans. Le tennisman Yannick Noah est lui aussi connu pour sa pratique régulière du jeûne.

    Je termine en vous conseillant un livre sur le sujet : "Et si on s'arrêtait un peu de manger... de temps en temps", de Bernard Clavière, un essai décapant et teinté d'humour.

    Bon jeûne à vous !

    Jeûnes accompagnés

    En Suisse avec - lacorbiere.ch Elisabeth Erb Isabelle van Wynsberghe (je vais tetser en juillet) - Laurence Henck - Catherine Chatelain Joëlle Rey Interlude Bien-Être - Loèche les Bains. Des sites avec de nombreu­ses adresses : - www.croisadepourlasante.org - www.ffjr.com - www.jeune-et-randonnee.com (Pour ce dernier, toute l'année, un stage commence dans la Drôme chaque samedi, à 4 heures de voiture de Bulle, 2 heures 30 de Genève) sans oublier Dominique Biscontini à Landéda en Bretagne (j'ai testé, super).

    Christiane Kolly - Avril 2017


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  • CongoColtan37

    Nous avons besoin du dernier téléphone portable, il faut montrer que nous sommes dans le coup. Nous avons besoin d'être informés en permanence des mauvaises nouvelles de la planète, ainsi que des records de bénéfices d'une poignée d'entreprises de la même planète. Nous avons besoin de manger le yaourt machinchose pour le transit. Nous avons besoin de faire des tests de dépistage de toutes sortes de maladies et besoin de manger des quantités de superpoduits pour éviter une kyrielle d'autres maladies. Nous avons besoin du détergent (déterre gens... brr) super rose et super nettoyant pour que tout soit propre en ordre, et dieu que nous aurions l'air idiot, si nous ne le connaissions pas...

    Bon, j'arrête là ! Pour satisfaire ces soi-disant besoins, nous travaillons fort pour être le meilleur, ah oui, nous avons aussi besoin d'être le meilleur, toujours en pleine forme, au top... Nous utilisons les meilleurs produits de beauté, nous le valons bien ! Bon, j'arrête vraiment... je pourrais en faire un livre...

    Savez-vous que depuis des décennies, pour faire tourner l'économie, il se crée des besoins. Mais quels sont nos vrais besoins ? Vous êtes-vous déjà posé la question ? Notre corps physique aurait-il besoin d'exploration ? Notre corps émotionnel aurait-il besoin d'appartenance ? Notre corps mental aurait-il besoin d'authenticité ?

    C'est pour cela que vous entendez parfois "Il a pourtant tout pour être heureux, et voilà qu'il déprime". En effet, si nos besoins réels ne sont pas comblés, notre être profond souffre. Il suffit alors de prendre le temps de l'introspection de s'interroger, d'un dialogue intérieur, et puis de changer certaines habitudes, de "faire" autrement...

    Pour découvrir vos besoins, avez-vous déjà pensé à un entretien d'aide par internet, sans déplacement, depuis chez vous, infos ? Serais-je en train de créer un besoin ?

    Christiane Kolly - Mars 2017


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  • Tabula rasaExtraordinaire, comme la vie réussit à nous surprendre parfois. J'ai entendu, lors d'une soirée à la Monade à Grangettes, une chanson dont le titre était "tabula rasa" et cela m'a vraiment interpellée. En cherchant le sens, wiki nous dit que c'est un concept philosophique selon lequel l'esprit humain naîtrait vierge et serait marqué, formé, "impressionné" - au sens d'"impression sensible" - par la seule expérience. 

    La principale caractéristique de l'esprit serait sa passivité face à l'expérience sensible. Il s'agit donc d'un concept opposé à l'innéisme (présent à la naissance) des idées, et à l'activité de l'esprit. Selon moi, quand deux théories s'opposent, la vérité se trouve souvent au milieu. 

    Toujours est-il que depuis ce jour, j'ai programmé un rendez-vous sur mon agenda, chaque dimanche, faire "tabula rasa". Mon idée : vérifier que rien dans mon esprit ne vienne perturber sa tranquillité, pas de remords, pas de rancune, accepter ce qui est arrivé durant la semaine, remercier pour tout le bon, ne pas s'accrocher à ce qui a été moins agréable, passer à autre chose. J'ai d'ailleurs remarqué que les gens heureux procèdent de cette manière, il ne s'encombrent pas avec des idées, des émotions, des ressentis qui ne leur font pas plaisir, ils choisissent le bonheur, la joie, la paix intérieure en quelque sorte. Il n'est pas question de faire l'autruche, mais plutôt de voir les bons côtés des choses.

    Que pensez-vous de mon idée ? Ferez-vous "tabula rasa" dimanche prochain ?

    Christiane Kolly - Février 2017


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  • Avoir du potCommencez l'année avec un pot vide.

    Chaque semaine, ajoutez une note avec une bonne chose qui vous est arrivée.

    Au Nouvel An, videz le pot et constatez l'année incroyable que vous avez passée.

    Vous aurez vraiment eu du pot !


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  • S'entourer de gens positifsBonjour,

    Cela faisait bien des semaines... Vous m'avez manqué...

    Quel autre moment est plus merveilleux que celui-ci, celui où les fêtes sont annoncées, celui où la nature se repose, pour vous proposer une réflexion.

    J'entends souvent dire "Je n'aime pas les fêtes". Et bien sachez que vos fêtes seront ce que vous en ferez... et comme vous connaissez le puissant pouvoir de la pensée, si vous ne les aimez pas, elles ne vous aimeront pas non plus.

    Mais voici ce qui m'amène. C'est bientôt le temps des voeux, dans le Larousse :
    Promesse faite à la divinité pour obtenir sa faveur ou en remerciement d'une prière exaucée. Vif souhait, vif désir de voir se réaliser quelque chose.

    Vous pouvez faire toutes sortes de voeux, vous pourriez même faire encore mieux : décider que dès aujourd'hui, vous allez vous entourer de gens positifs qui vous tirent vers le haut et avec qui vous vous sentez bien, puisque c'est primordial pour vous épanouir et avancer sur votre chemin.

    Vous allez me rétorquer que vous ne pouvez pas, que votre conjoint-e, votre voisin-e ou votre ami-e de toujours est très négatif-ve mais que vous ne pourriez jamais le-la laisser tomber. C'est vous qui savez...
    Il y a une autre solution : montrez l'exemple, emplissez tout l'espace avec votre positivisme, votre joie de vivre, votre bonne humeur, vos rires !

    Ce comportement n'est pas habituel chez vous, et bien forcez-vous jusqu'à ce que cela devienne une habitude, une bonne habitude, et il faudra vous forcer durant tout un mois pour que finalement vous vous aperceviez que ce n'est pas si compliqué que cela, que le bénéfice est immense, que vous êtes devenue un aimant pour les autres. Oui, quel genre de personnes vous attire ? Les gens souriants, positifs, à côté de qui on se sent bien parce que leur dynamisme et leur enthousiasme sont communicatifs. Soyez vous-même celui que vous aimez côtoyer... Et de vrais petits miracles se produiront dans votre vie.

    Vous trouvez mon idée farfelue ? Continuez à vous comporter comme vous l'avez toujours fait et vous continuerez à obtenir les mêmes résultats.

    Bonjour chez vous.

    Christiane Kolly - 1er décembre 2016


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  • Le monde change de peau
    Sera-t-il laid ou bien beau
    Couvert de couleur peinture
    Ou de vert nature ?
    [Alain Souchon]

    De bonne heure, je regarde par la fenêtre que je viens d'ouvrir pour aérer... 

    Je le vois qui court, un jeune homme de treize ou quatorze ans, en direction de la gare, pour prendre son train, j'imagine.
    Je lève le nez, une nuée de corneilles arrivent en rase-motte depuis le toit de la maison. Elles me font penser au film d'Alfred Hitchcock "Les oiseaux", mais juste quelques secondes.

    Et puis je remarque du mouvement, le jeune homme de tout-à-l'heure arrêté à côté du mur de la maison d'en face a l'air très pressé. Il pose à terre son sac à dos gonflé tellement il est rempli. Il en sort un T-shirt, une veste, enlève ses gants, mais oui, il fait déjà assez frais le matin. Et le voilà qui change de vêtements. Un T-shirt de belle couleur turquoise, une veste avec capuchon qui lui cache le visage. Il range ses autres vêtements, remet ses gants et s'en va, son lourd sac sur le dos.

    L'adolescence, l'âge où l'on a plus envie d'écouter ses parents, l'âge où on a envie de suivre le code vestimentaire de ses copains, c'est tellement important, les copains !
    L'adolescence, l'âge où l'on n'ose pas encore affronter l'adversité, en l'occurrence ici les parents, qui nous contraignent à porter des vêtements qu'on ne veut pas. Alors on fait semblant, on part de la maison en donnant l'impression d'accepter les choses et puis on change de peau, pour plaire aux copains, pour faire partie du groupe...

    Mais plus tard, vous souvenez-vous que vous êtes maintenant adulte et que vous avez le droit de porter le vêtement qui vous fait le plus plaisir ? Seulement, après l'adolescence, il y a d'autres codes, d'autres styles, la mode...
    Portons-nous toujours les vêtements qui nous plaisent le mieux ? Les couleurs qui nous ravissent le plus ? Profitons-nous de cette liberté ?

    Ça me fait penser à une histoire, celle du petit chapeau violet.
    Mais oui, vous, mettez votre petit chapeau violet !

    Christiane Kolly - 7 octobre 2016


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  • Prendre conscience, c'est transformer le voile qui recouvre la lumière en miroir. [Lao Tseu]Bonjour,

    Comment s'est passé votre été ?

    Le mien a été mouvementé, vraiment mouvementé. 

    La vie m'a donné de nombreuses leçons. Je reviens, une fois n'est pas coutume, à ce merveilleux outil d'évolution qu'est le miroir.

    Rentrée d'un atelier qui a m'a laissé l'impression d'avoir passé à travers un cyclone, je me retrouve avec deux problèmes informatiques en même temps, un nom de domaine qui n'avait pas été réservé par mon fournisseur -> difficultés au niveau de l'emailing, mon wifi qui refuse de me donner accès à un seul site, eklablog.com -> problèmes de gestion de mes blogs.

    Physiquement, il m'a fallu deux jours de repos complet pour récupérer après le stage. Cela m'a laissé le temps de réfléchir. La vie m'enlève mes outils de travail. Serait-ce l'utilisation que j'en fais qui n'est pas bonne pour moi ? Dans l'atelier, il était question de projet et sens de vie... Si la vie me met le bâton dans les roues, et bien, il faut que je m'arrête un instant, pour observer et comprendre ce qu'elle veut me dire...

    Depuis, tout est rentré dans l'ordre au point de vue informatique...

    Et moi, je suis en période de réflexion (tiens, réfléchir, le miroir aussi réfléchit)... Il y a quelques années, j'aurais rapidement tranché. Aujourd'hui, je me laisse ce temps de réflexion parce que j'en suis arrivée à la conclusion que, tant que les fruits ne sont pas mûrs, il n'est pas bon de les cueillir...

    Christiane Kolly - 7 septembre 2016

     


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  • Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bainUne de mes amies a du mal avec le mot Dieu et avec tous ceux qui lui ont enseigné comment il fallait se comporter pour être une bonne personne vis-à-vis de lui. Il a existé et existe encore de l''hypocrisie, mais oui "Faites comme je dis, pas comme je fais".
    A moi aussi, on me disait : "Il ne faut pas médire, il ne faut pas être jalouse." Et à la sortie de l'église, le dimanche de Pâques, voilà ce que j'entendais : "Tu as vu, elle a encore un nouveau manteau, elle met tout son argent sur son derrière." N'y avait-il pas dans ces propos une forme de jalousie ? Ou alors "Il paraît qu'il voit Jeannette en cachette." N'est-ce pas médire ?
    L'exemple, seul compte l'exemple. Vous pouvez dire à un enfant ne fais pas ceci ou ne fais pas cela, si vous vous comportez d'une manière contraire, il aura du mal à trouver cela cohérent.

    Mais revenons à notre bébé :
    Avec votre main droite, posez votre index sur votre font et dites-vous :
    "Je me branche au ciel et à l'énergie cosmique, au père."
    Descendez maintenant vers la taille et dites-vous :
    "Je me branche à la terre et à l'énergie tellurique, à la mère."
    Posez vos doigts sur votre épaule gauche :
    "Je me branche à mon côté féminin et à toutes les femmes."
    Posez vos doigts sur votre épaule droite :
    "Je me branche à mon côté masculin et à tous les hommes."
    Joignez vos deux mains au centre, au milieu de votre poitrine et dites-vous :
    "Je me branche à moi-même et au tout."

    C'est beau n'est-ce pas ? Chez les cathos, on appelle cela le signe de croix et on dit "Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit." Qu'importe le nom qu'on lui donne, ce qui compte, c'est ce moment que vous prenez pour vous-même et pour vous brancher au reste du monde.

    Vous avez fait un signe de croix, ou alors vous vous êtes aligné-e au tout. Il faut juste être accordé, comme un instrument de musique, pour que l'orchestre puisse jouer sa plus belle oeuvre !

    Il ne fallait pas jeter ce bébé, non il ne fallait pas !

    Christiane Kolly - 1er juillet 2016


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  • Le secret du bonheur n'est pas de faire les choses que l'on aime, mais d'aimer ce que l'on fait [Alain]Alain l'enseignait déjà : le bonheur c'est ici et maintenant. Un vieil ami me disait : Le meilleur vin c'est celui qu'on boit. Pourrait-on aller jusqu'à affirmer que : Le meilleur homme ou la meilleure femme c'est celui ou celle qu'on a ?

    Cette tendance à croire que dans le pré du voisin, l'herbe est toujours plus verte nous rend-elle heureux-se ? C'est hypothétique ! Sachons remercier pour ce que nous avons !

    Bien sûr, passons aussi un peu de temps à visualiser des projets futurs et à sentir déjà la joie, la satisfaction que nous vivrons lorsque nous y serons, ça c'est de la projection !

    Pour nous aider à être plus conscient-e, la vie est là ! Vous connaissez le lapsus linguae, "ma langue a fourché" ? Peut-être avez-vous entendu parler du lapsus calami (calame, roseau taillé pour l'écriture), erreur faite en écrivant. Pour la faute de frappe, il est question de lapsus clavis ou de lapsus claviaturae. Ce qui est surprenant, c'est qu'en cas d'erreur, on pense à la langue, la plume ou le clavier, mais plus rarement à soi-même !

    Pourtant Monsieur Freud parlait de manifestation de l'inconscient ramené à la conscience. Et bien, soyez attentifs à tous vos lapsus ! Et rendons à César ce qui est à César, je dois vous avouer que mon latin s'arrête là !

    Christiane Kolly - 2 juin 2016


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  • Cette citation est tirée d'une fable "L'âne et le chien" de Jean de la Fontaine, un de mes poètes préférés.

    J'ai longtemps été encline à préférer travailler seule. Je pensais que c'était plus simple de n'avoir pas à expliquer comment, pourquoi... Ainsi je ne prenais pas le risque d'être jugée de perfectionniste ou de bourreau de travail.

    Pourtant au fond de moi, je savais qu'ensemble construire une maison, ensemble partir en voyage, ensemble organiser une soirée ou un salon, ensemble, ce mot amène une dimension supplémentaire.

    Le besoin d'appartenance fait partie des besoins du corps émotionnel. Notre partie émotionnelle se nourrit de beauté, de créativité, de confiance, d'appartenance, d'espoir, d'affection et de but.

    Dans la fable, la fin de l'âne est tragique, Monsieur de la Fontaine pouvait jouer de ses personnages, de ses animaux comme il le voulait. N'était-ce pas pour habilement nous montrer, dans cette fable-là en l'occurrence, ce qui peut arriver aux partisans du "tout tout seul", alors qu'être partisan de l'entraide peut nous combler, même si parfois le miroir des autres nous reflète notre propre réalité et même si ce n'est pas toujours agréable à regarder !

    Christiane Kolly - 4 mai 2016


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  • Vous n'aurez pas ma haine - Antoine Leiris“Vous n’aurez pas ma haine” - Antoine Leiris

    "Vendredi soir vous avez volé la vie d’un être d’exception, l’amour de ma vie, la mère de mon fils mais vous n’aurez pas ma haine. Je ne sais pas qui vous êtes et je ne veux pas le savoir, vous êtes des âmes mortes. Si ce Dieu pour lequel vous tuez aveuglément nous a fait à son image, chaque balle dans le corps de ma femme aura été une blessure dans son coeur. Alors non je ne vous ferai pas ce cadeau de vous haïr.

    Vous l’avez bien cherché pourtant, mais répondre à la haine par la colère ce serait céder à la même ignorance qui a fait de vous ce que vous êtes. Vous voulez que j’aie peur, que je regarde mes concitoyens avec un oeil méfiant, que je sacrifie ma liberté pour la sécurité. Perdu. Même joueur joue encore.

    Je l’ai vue ce matin. Enfin, après des nuits et des jours d’attente. Elle était aussi belle que lorsqu’elle est partie ce vendredi soir, aussi belle que lorsque j’en suis tombé éperdument amoureux, il y a plus de 12 ans. Bien sûr je suis dévasté par le chagrin, je vous concède cette petite victoire, mais elle sera de courte durée. Je sais qu’elle nous accompagnera chaque jour et que nous nous retrouverons dans ce paradis des âmes libres auquel vous n’aurez jamais accès.

    Nous sommes deux, mon fils et moi, mais nous sommes plus forts que toutes les armées du monde. Je n’ai d’ailleurs pas plus de temps à vous consacrer, je dois rejoindre Melvil qui se réveille de sa sieste. Il a 17 mois à peine, il va manger son goûter comme tous les jours, puis nous allons jouer comme tous les jours et toute sa vie, ce petit garçon vous fera l’affront d’être heureux et libre. Car non, vous n’aurez pas sa haine non plus."

    Vous l'aurez compris, cet homme a perdu sa femme lors des attentats de Paris en novembre dernier. Je l'ai vu hier soir à la grande librairie, sur France 5. Quel exemple nous donne Antoine Leiris ! Il choisit de ne pas laisser place à la haine. Il choisit de rester dans l'amour. Bien sûr, il vit sa douleur, sa tristesse, son deuil, mais il a choisi de ne pas se laisser emporter par la colère, la haine, l'envie de vengeance.

    La prochaine fois que vous serez dans une étape difficile de votre vie, une trahison, une rupture, un événement douloureux, que ce soit dans le domaine professionnel ou privé, pensez à cet homme. Peut-être que son exemple vous aidera à garder un coeur libre, libre de recommencer, libre de pardonner, libre d'aimer. Parce qu'il n'y a pas de place pour la haine, dans un coeur occupé à aimer.

    Christiane Kolly - 1er avril 2016


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