• S'entourer de gens positifsBonjour,

    Cela faisait bien des semaines... Vous m'avez manqué...

    Quel autre moment est plus merveilleux que celui-ci, celui où les fêtes sont annoncées, celui où la nature se repose, pour vous proposer une réflexion.

    J'entends souvent dire "Je n'aime pas les fêtes". Et bien sachez que vos fêtes seront ce que vous en ferez... et comme vous connaissez le puissant pouvoir de la pensée, si vous ne les aimez pas, elles ne vous aimeront pas non plus.

    Mais voici ce qui m'amène. C'est bientôt le temps des voeux, dans le Larousse :
    Promesse faite à la divinité pour obtenir sa faveur ou en remerciement d'une prière exaucée. Vif souhait, vif désir de voir se réaliser quelque chose.

    Vous pouvez faire toutes sortes de voeux, vous pourriez même faire encore mieux : décider que dès aujourd'hui, vous allez vous entourer de gens positifs qui vous tirent vers le haut et avec qui vous vous sentez bien, puisque c'est primordial pour vous épanouir et avancer sur votre chemin.

    Vous allez me rétorquer que vous ne pouvez pas, que votre conjoint-e, votre voisin-e ou votre ami-e de toujours est très négatif-ve mais que vous ne pourriez jamais le-la laisser tomber. C'est vous qui savez...
    Il y a une autre solution : montrez l'exemple, emplissez tout l'espace avec votre positivisme, votre joie de vivre, votre bonne humeur, vos rires !

    Ce comportement n'est pas habituel chez vous, et bien forcez-vous jusqu'à ce que cela devienne une habitude, une bonne habitude, et il faudra vous forcer durant tout un mois pour que finalement vous vous aperceviez que ce n'est pas si compliqué que cela, que le bénéfice est immense, que vous êtes devenue un aimant pour les autres. Oui, quel genre de personnes vous attire ? Les gens souriants, positifs, à côté de qui on se sent bien parce que leur dynamisme et leur enthousiasme sont communicatifs. Soyez vous-même celui que vous aimez côtoyer... Et de vrais petits miracles se produiront dans votre vie.

    Vous trouvez mon idée farfelue ? Continuez à vous comporter comme vous l'avez toujours fait et vous continuerez à obtenir les mêmes résultats.

    Bonjour chez vous.

    Christiane Kolly - 1er décembre 2016


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  • A faire aujourd'hui


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  • Depuis 2015, j'anime aussi des cercles de pardon.

    Créés en 2012 par Olivier Clerc, sur la base de son expérience avec Don Miguel Ruiz au Mexique en 1999, les Cercles de Pardon ont pour objectif de vous permettre de vivre en deux ou trois heures un très beau rituel de guérison du cœur, aussi simple que puissant. 

    Approche transpersonnelle, simple et profondément thérapeutique, un Cercle de Pardon vous donne l’occasion de faire œuvre de pardon vis-à-vis des autres et de vous-même, y compris par rapport à des personnes non présentes, voire défuntes. Il permet à votre cœur de guérir et de se libérer des couches de rancune, de tristesse ou de haine qui l’empêchent d’aimer pleinement. Cette manière nouvelle d’aborder le pardon a déjà profité à quelques milliers de personnes, dans près d’une dizaine de pays.

    Je suis à la recherche d'organisateur ou organisatrice...

    Peut-on tout pardonner ? Olivier Clerc

     


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  • thanks-418358_1280

    Dire merci rend heureux. Vraiment heureux.

    Ce fait est prouvé par les travaux de Robert Emmons et Michael McCullough qui consistaient à étudier 3 groupes de personnes.

    • Les membres du premier groupe tenaient un journal classique de ses expériences quotidiennes.

    • Les membres du deuxième groupe notaient uniquement les expériences négatives.

    • Les membres du troisième groupe tenaient un journal de gratitude où apparaissaient les sources de gratitude.

    10 semaines plus tard, le troisième groupe était dans un état de bien-être exceptionnel.

    Optimiste, déterminé, avec un niveau de stress très bas, un sommeil idéal…

    bref, tous les indicateurs au vert !

    La gratitude nous rend heureux pour de nombreuses raisons :

    • elle permet de diriger son attention vers les autres et vers des événements extérieurs à nous. Une base de l’altruisme !

    • elle oriente notre regard vers les éléments positifs de notre vie. Nous en prenons pleinement conscience.

    • elle nous rend sympathique et améliore nos relations avec notre environnement. Qui n’aime pas s’entendre dire « merci, ce que tu as fait pour moi est très important. »?

    • elle nous fait comprendre que nous ne sommes pas seuls. Que nous appartenons à une communauté d’êtres humains et que nous interagissons positivement ensemble.

     La gratitude fonctionne donc dans les 2 sens. Elle nous contente et contente les autres.

     La magie du système est que, au plus vous la pratiquez, au plus votre condition s’améliore.

     L’entraînement que je vous propose est simple :

    1. Avant de vous coucher, chaque soir, notez de 3 à 5 faits qui vous rendent heureux dans un cahier de gratitude. C’est votre nouveau rituel.

    2. Dans la journée, exprimez votre reconnaissance dès que vous en avez l’occasion. Vous avez apprécié un bon repas avec un collègue de travail ? on vous a tenu la porte ? on vous a prêté un parapluie ? on vous a souri ? Dites merci !

     Votre vie va totalement basculer. Les neurosciences l’ont prouvé et je le teste personnellement chaque jour.

     


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  • gerard leleu

    Bonjour Docteur Gérard Leleu, Vous êtes un chti ? Vous êtes-vous retrouvé dans le film "Bienvenue chez les chtis!"

    Oui, c'est un grand honneur. J'ai vu le film cinq fois. Nous sommes des gens agréables et serviables.

    Une page vous est consacrée sur wikipédia ! Vous avez été d'abord médecin anesthésiste-réanimateur et avez été mis à contribution durant la guerre d'Algérie. Quelles sont vos souvenirs de cette période ?

    Effectivement à 27 ans, à la fin de mon sursis, mes études terminées, comme beaucoup de jeunes français à ce moment-là, je suis parti en Algérie. Le service durait 32 mois. J'ai découvert l'horreur. Par mon métier de médecin, j'avais vu dans les hôpitaux des choses très difficiles, là j'ai vu la guerre et la chirurgie des pays sous-développés. En tant que anesthésiste-réanimateur, j'étais forcément dans les sphères de chirurgie. J'ai soigné beaucoup de blessés aussi bien français qu'arabes, aussi bien civils que militaires. J'ai découvert un pays très pauvre spécialement dans l'arrière-pays, en Kabylie dans les montagnes, c'était la misère, beaucoup moins à Alger ou à Oran. J'étais parti avec des idées un peu patriotiques, vive la France, Algérie française. J'ai trouvé un pays pour lequel nous, français n'avions pas fait grand chose au point de vue de l'éducation, des infrastructures. L'armée commençait à s'y mettre, mais il était trop tard, les algériens de souche étaient acquis à l'indépendance. J'ai sympathisé avec beaucoup d'entre eux, j'étais invité même à des mariages. J'en garde un très bon souvenir.

    A plus de quarante ans, vous décidez de changer de direction pour vous tourner vers la psychothérapie sous diverses formes, pourquoi ce changement ?

    Pour deux raisons, la première après 25 ans chez les urgentistes, un métier très grave où chaque geste fait osciller entre la vie et la mort, même pour une intervention simple, le danger est toujours le même. C'est comme dans l'aviation, au moment du décollage ou de l'atterrissage, on peut tuer des gens. De plus, les personnes dont on s'occupe dorment, il n'y a pas de relation, pour moi qui suis un bavard. Deuxièmement, la toute puissance des chirurgiens, leur esprit dominant, j'ai eu de plus en plus de mal à le supporter.

    La sexualité des hommes et des femmes, les problèmes de couple, l'amour, la communication, un vaste programme a suivi, vous avez travaillé avec de nombreuses personnes. Qu'en est-il ressorti ?

    Avec un titre universitaire, ce qui a paru curieux à plus d'un, je me suis installé comme médecin de campagne. Un fait absolument incroyable m'est apparu : la plupart des gens ne sont pas malades. 85 % des patients n'ont pas un problème physique, un trou dans l'estomac ou une blessure grave. Ils viennent voir le médecin avec des signes, douleurs à l'estomac, à la vésicule ou à un ovaire, mais le problème est ailleurs. J'avais lu le livre de Michael Balint, un médecin hongrois qui a fondé la médecine psychosomatique. Vous pouviez palper votre malade, lui donner une ordonnance et au suivant, mais ce n'était pas mon idée. Je me suis dit, si je les écoute, il vont me débobiner la vraie vérité. "Je ne suis pas heureux dans mon couple", "J'ai un enfant mongolien et ça m'angoisse beaucoup", et cetera. Dans 85 % des cas, il y a un problème autour de l'amour, la jalousie, la possessivité, le manque d'amour. Dans son livre "Le médecin, son malade et la maladie", le docteur Balint démontre que la plupart des maladies proviennent d'angoisses psychiques. Durant les 15 dernières années de ma carrière, j'ai constaté à quel point c'était vrai. La pratique qui consiste à donner beaucoup de médicaments sans se référer à l'angoisse existentielle fait de la France le premier pays consommateur de psychotropes. On mange en France autant d'antidépresseurs ou de tranquillisants, qu'aux États-Unis, cinq fois plus peuplés. Et ces gens-là conduisent, travaillent... On endort le malade, on ne le guérit pas.

    Et puis, il y a eu "Le traité des caresses". Cet ouvrage vous a rendu célèbre. D'où vous est venu ce goût pour l'écriture ? Et comment avez-vous vécu et vivez-vous la célébrité ?

    Quand j'avais cinq ans, je voulais faire comme Jean de la Fontaine, je voulais devenir écrivain. Mais la guerre est arrivée et j'ai vu des quantités d'horreurs, des centaines de blessés, de morts et ça m'a donné la vocation de soigner. Mais quand j'ai eu cinquante ans, je me suis dit que c'était maintenant ou jamais. Mon premier livre a été un plaidoyer pour une partie de la population que j'avais en clientèle, les obèses. Ils sont victimes de la société, des magazines. "Laissez-nous manger et cessez de nous affamer", c'est le titre de ce livre qui a bien marché. Ensuite, il y a eu "Le traité des caresses", j'avais remarqué à quel point la plupart des maux sont dus à un manque d'amour, de caresses. J'ai été très étonné que ce livre marche. Je l'avais écrit plutôt pour moi-même, grâce à une femme aimée, suite à une boutade qu'elle m'avait faite : "Les femmes libérées ne caressent pas". Je suis rentré chez moi pour lui répondre et c'est sur cette base que ce livre est paru. Un éditeur me l'a pris mais en me disant que ça ne marcherait pas. Et ça a bien marché au point que tous les journaux m'ont appelé pour des interviews. Un vrai miracle.

    Le plaisir féminin, vous y regarder très loin en arrière, à la préhistoire, au matriarcat suivi du patriarcat, cette évolution nous amène où dans ce troisième millénaire ?

    On en sort, on vit une période de l'histoire de l'humanité tout-à-fait extraordinaire. Dans un premier temps il y a eu un matriarcat, même si les préhistoriens le discutent. Il a existé une prééminence des valeurs féminines grâce à la maternité et grâce aussi au plaisir que la femme procure à l'homme, à une sorte d'addiction. C'était une déesse, ce n'était pas dieu, mais une déesse. Et puis l'homme s'est aperçu que c'était grâce à son sperme que la femme pouvait enfanter. La femme est devenue un vase, un réceptacle. L'homme, avec sa force physique, quand il a fallu vivre dans les cités, faisait régner l'ordre, il connaissait le maniement des armes par la chasse. Il est devenu le chef, c'était le patriarcat. Aujourd'hui on se dirige vers une troisième civilisation que j'appelle civilisation de l'alliance. Plus de domination d'un côté ou de l'autre, mais l'alliance entre la femme et l'homme. Un projet difficile, avec des retards dans certains pays où la femme est encore excisée ou lapidée, mais la femme a acquis dans beaucoup de pays surtout en occident l'égalité en valeurs et en droits, pas toujours en salaires.

    Dans les années 70 le "Rapport Hite" a eu un effet de tremblement de terre. Le plaisir vaginal (défini par Freud) a été un peu mis à mal puisque l'auteur place le plaisir féminin au niveau du clitoris. Quelle est votre opinion à ce sujet ?

    Grand débat, beaucoup de fausses idées. Le clitoris est un organe éminemment sensible qui contient sur quelques millimètres plus de terminaisons nerveuses que sur le gland de l'homme dix ou vingt fois plus volumineux. Freud a été un peu un assassin de femmes, il a dit à la fin de sa vie : "La femme est pour moi un continent noir. Si vous voulez en savoir plus sur la femme, interrogez les poètes". Il disait que le vrai plaisir de la vraie femme se passait au niveau du vagin. Dévaloriser à ce point le plaisir féminin au niveau du clitoris, c'était criminel. C'était phallocratique de dire que seul l'homme, par son pénis, peut procurer du plaisir à une femme. Le vagin est un organe non éveillé. Il contient de nombreux récepteurs, mais il a besoin d'être éveillé. C'est l'homme qui est sensé le faire, comme dans le conte de la belle au bois dormant. Après quelques années, il finit par s'éveiller, mais ça peut prendre beaucoup de temps, parfois même jusqu'à la ménopause, voire après. Le seul usage que je vois des sex toys, c'est celui d'éveiller la belle au bois dormant. Je me qualifierais plus d'érotologue que de sexologue qui apprend la pathologie, ce qui m'intéresse, c'est l'éducation érotique, c'est l'éveil du plaisir dans la subtilité. La constellation vaginale, le fameux poing G existe, il a besoin d'être éveillé.

    Charles Baudelaire a dit : "Aimer les femmes intelligentes est un plaisir de pédéraste." Pourquoi a-t-il dit cela, selon vous ?

    Ça me choque.

    Par intérêt ou pour des tas de raisons plus ou moins honorables, durant des siècles voire des millénaires, les hommes ont mis le bâillon sur les femmes, ils devaient en avoir vraiment peur. Aujourd'hui, que reste-t-il comme peur à l'homme, le mâle ?

    J'ai écrit justement un livre "La mâle peur", sur 350 pages, j'explique comment les hommes ont peur des femmes. Toute la législation est basée sur la peur de la femme. Qu'est-ce que l'ablation du clitoris, sinon une peur, peur qu'elle jouisse plus que lui, peur qu'elle le trompe. Les bûchers des femmes infidèles ont été nombreux, jusqu'au milieu du XVIIIème siècle, on a brûlé des milliers de femmes en Europe. Ces sages-femmes ou bonnes-femmes mettaient au monde et guérissaient. Les seigneurs se faisaient soigner par elles puis les dénonçaient. Elles étaient ensuite jugées comme sorcières. Il y a eu aussi ces femmes infidèles qu'on promenait enchaînées dans les rues des villes. En Europe c'était le bûcher, ailleurs c'était la lapidation qui se pratique encore. Au niveau de la société, la peur existe toujours. Aujourd'hui, si la femme prenait le pouvoir et le pratiquait avec toute sa féminité, son anima, ça changerait beaucoup de choses au niveau de l'économie, de la politique, de la guerre. Celles qui ont eu le pouvoir jusqu'à maintenant ont plutôt appliqué une politique d'homme, comme Mme Golda Meir ou Mme Margaret Thatcher.

    Dans une de vos conférences, vous dites que d'ici 50 ans, certains enfants commenceront à naître par des moyens artificiels, qu'est-ce qui vous fait dire cela ?

    Il y a deux savants qui travaillent énormément sur le sujet. C'est une évidence. Au XVIIème siècle quand on disait qu'un jour on volerait dans le ciel, ça faisait rigoler. Dans 50 ans ou plus, soit par clonage, soit dans des appareils, des sortes d'utérus artificiels, on fera de l'élevage d'humains. Et on dira : "Vous vous rendez compte, il y a 50 ans, on avait un bébé dans son ventre et on souffrait le martyre pour le mettre au monde". A la naissance, les bébés seront pris en mains par des psychologues, le complexe d'Oedipe n'existera plus, les bébés n'auront plus l'occasion de tomber amoureux de leur mère. C'est effrayant tout cela, mais un jour ça entrera peut-être dans les moeurs.

    Malgré tout, vous allez animer des cours d'amour, quels titres avez-vous choisi pour vos 2 cours d'amour ?

    Ce seront des sortes de conférences-débats... des cours d'amour comme le faisait Aliénor d'Aquitaine, la grande Dame du XIIème siècle avec les chevaliers et les dames de la cour. On se mettait en rond, on votait un motif de discussion et chacun donnait son avis sur la question. Même si le lieu ne se prête pas, on va improviser une sorte de cour d'amour, même s'il y a des rangées de chaises. Chacun est libre bien évidemment de s'exprimer ou non. Venir simplement écouter sera possible également.

    Parlez-nous de l'homme nouveau ?

    C'est un homme qui assume sa part masculine, son animus, mais également son anima, sa part féminine. Il a le droit d'être sensible, le partage du droit au niveau de la sexualité existe, il a le droit de langer bébé aussi. C'est un homme qui accepte l'animus aussi bien que l'anima de la femme. L'homme nouveau va de pair avec la femme nouvelle. Louise de Vilmorin qui tenait salon après la guerre, a dit une chose qui correspond aux hommes nouveaux : "J'aime les hommes qui pleurent et qui aiment les gâteaux."

    Le thème du salon est "sensualité épanouie", la vôtre l'est-elle et de quelles façons ?

    Je suis complètement transparent et n'ai rien à cacher. Sensualité veut dire règne et épanouissement de tous les sens. Ma sensualité est à fleur de peau. Le moindre effleurement me transporte. J'ai un besoin de caresses inassouvissable, ce qui est difficile dans les périodes de solitude. Je suis aussi gourmand et raffiné, encore que les plats de campagne me plaisent beaucoup. J'adore les parfums. Parfois, quand je croise une femme dans la rue et que son parfum me plaît, j'ai envie de lui en demander le nom. Le matin, quand je sors dans mon jardin, je sens l'odeur de la rosée, c'est divin. Il y a quelques jours, j'étais dans le Périgord. Quand le soleil a débordé de la colline, c'était une lumière extraordinaire, c'était de l'or. Quand j'écoute des choeurs, c'est un élan vers le ciel.

    Merci Dr Gérard Leleu


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  • Jean Yves Revault

    Bonjour Jean-Yves Revault, Parlez-m oi un peu de vous, d'où venez-vous ? Êtes-vous né à la ville ou à la campagne ? Combien avez-vous des frères et soeurs ? Votre position dans la fratrie ?

    Je suis né plutôt à la campagne, dans une petite ville de trois mille habitants. Je suis le deuxième d'une famille de deux enfants. J'ai une soeur, mon aînée de cinq ans.

    Ces dernières années, vous avez écrit de nombreux ouvrages, le premier dont j'ai trouvé la trace sur internet "L'initiatrice, ou la nuit des étoiles" vous l'avez écrit en 1979, qu'avez-vous à nous dire à propos de vos débuts dans l'écriture ?

    Ce livre parle d'une vision sacrée de la sexualité. C'est l'histoire d'un homme qui rencontre une femme qui a des connaissances spirituelles élevées. Elle va l'amener à dépasser sa condition d'homme avec son côté peut-être un peu rustre, voire prédateur sur la femme, et l'obliger à contacter sa propre dimension divine et envisager la sexualité entre l'homme et la femme d'une manière sacrée. Cette nouvelle fait partie d'un triptyque dont le titre est "Conscience" : "De la conscience animale à la conscience humaine", "De la conscience humaine inférieure à la conscience humaine supérieure", "De la conscience humaine à la conscience divine". Ce triptyque s'appuie sur deux grands thèmes, la sexualité et le sacrifice. Pour franchir un palier dans notre réalisation de conscience, nous sommes obligés à chaque fois de sacrifier une partie de nous-mêmes au profit d'une partie plus élevée. Le loup de la première histoire va être amené à connaître les premiers rudiments de la conscience humaine en abandonnant une part de son instinct pour découvrir d'autres complexités, pour entrer dans le monde des sentiments, des émotions et de l'intelligence. Pour passer le deuxième palier, l'homme est confronté à ses limitations et va voir s'éveiller en lui d'autres dimensions que le simple désir charnel, un désir plus spirituel. Il doit vaincre sa propre nature. Dans la troisième partie, il est question d'une rencontre d'âme à âme, où la sensualité est extrême, où tous les sens sont exacerbés, sans qu'il y ait pourtant de sexualité proprement dite, mais plutôt une espèce d'approche du divin.
    Mon premier livre, publié par les éditions Trois Fontaines fut "Écrire pour se guérir". Mon travail depuis vingt ans traite de la thérapie par l'écriture et c'est une cliente qui m'a dit un jour : "Depuis que je me lâche en écriture, je suis beaucoup moins constipée qu'avant". C'est cette réflexion qui m'a amené à écrire le livre "Constipation, libérez-vous par l'écriture" avec des exercices. Il est paru cette année chez Jouvence.

    Vous avez aussi écrit des romans où l'on parle de grossesses mystérieuses, de chagrins, de moutons et de loups, d'histoires sérieuses pour rire, et mêmes une pièce de théâtre. Qu'est-ce qui vous à poussé dans cette direction ?

    Je suis un peu un être multiple avec différents centres d'intérêts. Le roman "Mystérieuses grossesses dans un petit village de Vendée" se passe dans les années cinquante. Un médecin s'aperçoit que toutes les femmes du village en âge de procréer sont enceintes et de plus du même jour. Il va mener l'enquête avec le maire, le curé et le gendarme... Truculent. A la fin, il y aura une explication rationnelle étonnante. Dans un deuxième roman, dans les années soixante, malgré une activité sexuelle normale dans le village, plus aucune femme n'est enceinte. Nouvelle enquête. Et enfin dans les années septante, troisième livre, encore différent. J'ai voulu dresser un tableau psychologique des sociétés de ce temps-là, par rapport à l'évolution des moeurs. J'ai aussi écrit un conte qui touche les gens, l'histoire d'une petite fille qui a toujours vécu sans sa mère. Quand elle a douze ans, elle ressent le manque de mère. On lui dit de l'oublier cette "tordue-là". La jeune fille part à la découverte de son histoire qui aura finalement un lien avec les clochers tors d'Anjou. "1943, des moutons et des loups" est un roman psychologique où j'ai cherché à comprendre comment des êtres peuvent basculer soit du côté des héros, soit du côté des salauds et comment les expériences vécues, et notre enfance, peuvent influencer nos vies et nos décisions. Dans "Myriam", il est question d'une jeune femme juive violée par cinq hommes. Elle ne va garder cet enfant que dans l'espoir qu'un jour elle la venge. Ce roman traite de la faute et du pardon, et du remords.

    Qu'avez-vous à dire du pardon et des cercles de pardon selon Olivier Clerc ?

    Olivier m'avait invité à ses premières journées du pardon au Val de Consolation, il y a trois ou quatre ans, où j'avais animé des ateliers d'écriture. Nous avons une toute petite divergence, je suis partisan que les gens n'oublient pas leur primitivité, leur sauvagerie, voire leur violence intérieure. Selon moi le désir de vengeance est naturel et même sain. Il faut le travailler, le dépasser. Peut-être qu'Olivier est moins enclin que moi à prendre contact avec ce côté plus sauvage. A part cela, les cercles de pardon, c'est un travail formidable.

    Qu'est-ce qui vous a donné l'idée le faire un alphabet des baisers ?

    Un soir, nous avions fini notre conversation téléphonique avec ma compagne et je lui dis "Je t'embrasse". Un peu coquine, elle me dit "Mais tu m'embrasses comment ?". Je lui réponds : "Je te fais un baiser... califourchon". Elle dit "Mais c'est quoi un baiser califourchon ?". Je réponds "Je n'en sais rien, je te le dirai demain matin". Et j'ai passé une partie de la nuit a écrire le baiser califourchon. Ont suivi le baiser lenteur, le baiser à l'ancienne et le temps que cela prend, le baiser 14 juillet, sous le drapeau et en chantant dans sa tête, bref... 26 sortes de baisers. Lisez le livre, je me suis bien amusé à l'écrire.

    La marche est aussi une de vos passions, Jérusalem, Compostelle, quand avez-vous commencé à marcher et qu'est-ce qui vous a poussé à le faire ? Quels conseils donnez-vous à une personne qui voudrait entreprendre un de ces voyages ?

    Je suis parti à Compostelle après une séparation qui a eu lieu suite à une trahison de ma part. Une idée judéo-chrétienne m'est venue d'en baver, de souffrir. Je refusais la rupture, je voulais me racheter. Cela n'a pas marché (si je puis dire !) et je suis revenu extrêmement déçu. Neuf mois après, j'ai fait un rêve, plusieurs fois, qui me disait : "Va jusqu'à Jérusalem à pieds". Compostelle n'était pas suffisant, il fallait donc aller jusqu'à Jérusalem ? Il en est ressorti un livre "Les sept démons sur le chemin du pardon" (éditions Trédaniel). Sept démons, car j’'avais été averti par un vieux curé de la basilique du Puy en Velay qui m'avait lu la prière des pèlerins, m'avait béni et donné les invocations pour résister aux démons. Je ne vous raconte pas la suite, elle est dans le livre...

    Vous êtes le fondateur de la thérapie par l'écriture. L'écriture serait donc libératrice ? Comment expliquez-vous ce phénomène ? Quels sont les pouvoirs de l'écriture ?

    Chacun a dû faire l'expérience d'écrire à un moment donné pour déverser un trop plein d'énergie, un trop grand chagrin, une trop grande joie. L'écriture fait du bien, elle libère mais d'une manière éphémère. Lors d'une séparation douloureuse par exemple, c'est un bon exutoire, ça fait du bien, ça libère de l'énergie pour un jour ou deux. L'écriture vraiment libératrice fait lire entre les lignes, voir les blocages, les interdits inconscients, les hontes cachées. Par le biais d'exercices, la personne va chercher au fond d'elle-même, découvrir ses propres secrets. Mais notre censeur est à l'affût, il passe tout au crible selon notre système d'éducation, le bien, le mal. Il «sait » avant même que l'on écrive. C'est ce qui provoque les blocages devant la page blanche. Or, Il n'y a jamais de problème d'inspiration, il n’y a que des problèmes d'interdiction. Quand cela arrive, je commence moi-même une histoire avec des personnages et demande à la personne de la continuer, sachant qu'elle va s'investir dans l'un ou l'autre des personnages et faire dire ou faire faire à ce personnage des choses qui la concernent, mais qu'elle n'aurait jamais osé avec le "je". J'appelle cela transfert de personnalité. Ensuite, la personne peut voir qu'elle a été piégée par le personnage, et on peut travailler ensemble sur ses vrais désirs, ses vraies aspirations, ses vraies peurs. Il existe bien d’autres techniques de libération par l’écriture.

    Un atelier d'écriture avec pour thème les fantasmes sera proposé dans notre salon, pourquoi est-il intéressant de visiter ses fantasmes et quelles informations cela peut-il nous donner ?

    Par mon travail de thérapie par l'écriture, j'ai réalisé que les fantasmes pouvaient être une clé de compréhension de certains mécanismes intérieurs dont on n'a pas conscience. Je considère que nous sommes trois en un : l'être apparent, conditionné, formaté, une espèce de marionnette qui obéit aux règles, le bien et le mal, ce qui se fait, ce qui ne se fait pas, etc... Puis il y a l'être réel, l'enfant qui ne se pose pas de questions, qui exprime son énergie primordiale. Notre censeur intérieur est une espèce d'entité qui nous prend une énergie énorme, c'est comme un contrôle permanent, un cheval qui voudrait courir et qu'on doit retenir, cela génère une grande fatigue. Mes stages ont pour but de retrouver, au moins en partie, son être réel. Le troisième être en nous, ce que j'appelle l'être essentiel, c'est l'entité spirituelle qui vit en nous, qui s'est incarnée. C'est par le contact que nous pourrons avoir avec cet être essentiel que nous trouverons le véritable sens de notre vie. Pour en revenir aux fantasmes, il y a les viscéraux, liés à notre animalité. Beaucoup se sentent mal à l'aise avec cela, ce n'est pas noble, pas élevé. C'est une grave erreur car plus on refuse cet aspect, plus on ira vers des comportements artificiels. Ensuite, il y a les fantasmes psychologiques, liés à des traumatismes, à des scènes auxquelles on a assisté qui sont engrammées en nous, qui ont suscité des désirs interdits, voire des déviances. Ils sont là, récurrents et bien réels même s'ils ne font pas plaisir. Ils sont liés à notre humanité. En les acceptant d'abord, puis en les analysant (en fait en les vivant en écriture), la personne peut découvrir ses propres secrets de blocages intérieurs ou de peurs. Enfin, il y a les fantasmes spirituels que l'on retrouve beaucoup plus chez les femmes que chez les hommes, le côté mystique. Ils sont liés à notre divinité. Chez certaines femmes, faire l'amour n'est pas une fin en soi, ça les envoie au bord de quelque chose qui ressemble à la connaissance divine, elles aspirent à une élévation. Pour résumer, en acceptant ses fantasmes, on peut les décoder, les décrypter et ainsi libérer des chaînes en nous dont on ignorait l'existence mais qui entravaient notre libre expression et notre épanouissement.

    Lors de la conférence sur le même thème, vous allez parler de triplicité, du concept des trois êtres en nous, cela me fait penser à la trinité (père, fils, esprit) selon l'église catholique, y a-t-il un lien ?

    Non, il n'y a pas de rapport direct avec la trinité de l'église catholique.

    J'ai entendu dans les branches que vous avez été invité à participer à un café sexo avec une psychologue et une sage-femme, sur des thèmes comme "la routine dans le couple" ou "le plaisir féminin". Que pensez-vous de la sexualité de nos jours et que proposez-vous pour améliorer les choses ?

    Il faut que l'on repense la sexualité, en dehors de ce monde horrible, pardonnez-moi, qui est le monde de la consommation. Si l'on veut que notre société ait un avenir épanouissant pour l’être, il faut impérativement que l'on revienne à des valeurs sacrées. La sexualité est tellement importante, on n'a pas le droit de la galvauder et d'en faire un produit de consommation comme cela se passe trop souvent aujourd'hui. Une partie de mon travail va dans ce sens, mon livre sur les baisers également. J'envisage d'écrire un livre destiné aux adolescents pour les remettre en contact avec une sexualité qui élève et non pas qui abaisse, qui enrichisse, qui soit en lien avec ce qu'il y a de plus beau en nous-mêmes, avec le sommet de nous-mêmes.

    Le thème de notre salon est "Sensualité épanouie". Oserais-je vous demander si la vôtre l'est ? Et quels sont vos conseils pour y parvenir ?

    Je considère qu'elle l'est, en tout cas plus qu'il y a trente ans. J'ai affiné ma vision de la sexualité telle que j'en ai parlé avec cette notion de sacré. J'ai également développé mon aspect féminin. J'avais un côté plutôt viril, bélier ascendant lion, plein d'énergie. Je devais avoir peur de ma propre féminité, de ma douceur. Progressivement, je les ai investies, elles m'habitent et je suis amené dans le cadre de mes expériences sensuelles à vivre beaucoup plus intensément et avec une palette de sensations beaucoup plus large.

    Un dernier message ?

    Lisez mes livres (rires). Faites-vous confiance. Regardez vos propres secrets et voyez au-delà des apparences. Regardez-vous avec la même compassion que vous auriez en regardant un petit enfant, même quand il vient de faire une bêtise. Dites-lui : "Je vais t'aider à te relever, je vais t'apprendre", car au fond de vous, vous savez ce qui est juste. Soyez sans concession avec vous-même, mais doux. Ne jamais oublier la douceur, la tendresse.

    Merci Jean-Yves Revault


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  • francoise dorn

    Bonjour Françoise Dorn, en tapant "Françoise Dorn" dans google, je vois un beau et large sourire sur vos photos, pouvez-vous me parler du sourire ?

    Le sourire est un mouvement qui part du corps mais qui vient du coeur. Plus on est dans le sourire et plus on permet à cette vague de tendresse de circuler dans notre corps et dans notre esprit et de nous faire du bien, de nous ouvrir à la fois à nous-mêmes, mais également aux autres. C'est un message que l'on envoie pour dire qu'on est là, prêt à écouter, prêt à accueillir. C'est un symbole universel de sociabilité et de non agressivité. Il est là dès les premières semaines de notre existence. Au départ c'est un réflexe mais qui devient peu à peu social et qui permet de se dire aux autres.

    Et si à l'intérieur, l'envie n'y est pas, que conseillez-vous ?

    Faites quand même cet effort de sourire, cela va vous apporter quelque chose en retour. Le vrai sourire, appelé sourire de Duchenne, celui qui fait participer tous les muscles du visage, à force de le pratiquer il va à la fois encourager les autres et mobiliser des choses positives chez nous qui ne seraient pas là si le sourire ne faisait pas naître cette complicité, cette intimité avec nous-mêmes.

    Françoise Dolto, Françoise Giroud, Françoise Sagan, Françoise Dorin, des femmes célèbres, votre prénom vous convient-il et que pensez-vous des prénoms que l'on nous donne ?

    Le prénom Françoise est très lié à ce qui s'est passé après la guerre. Beaucoup ont voulu affirmer leur volonté d'être français. Cela a donné toute une génération de François, prénom qui est complètement perdu de nos jours. Il n'y a plus de petites Françoise qui naissent aujourd'hui. Oui, le prénom nous détermine, nous influence. Il y en avait de nombreuses dans ma génération. Ce n'était pas très original, j'étais dans la normalité. Avoir un prénom original nous amène à nous positionner différemment. Notre prénom est notre première identité. Autrefois, on fêtait davantage le prénom que l'anniversaire de naissance et c'était quelque chose d'important qui permettait de se différencier des autres membres de la famille, on portait le même nom de famille, mais à chacun son prénom. Il ne me plaisait pas trop ce prénom. Quand j'ai démarré ma démarche de développement personnel, la question s'est posée de savoir si j'allais le garder ou en changer. J'ai un peu hésité, mais finalement mon identité, c'est de m'appeler Françoise, pourquoi fuir dans autre chose. Je l'ai accepté et j'ai décidé que plutôt de faire de ma vie quelque chose de banal et d'ordinaire, comme mon prénom, j'allais trouver un autre moyen de me différencier. Ce n'était pas l'étiquette qui me permettrait de trouver cela. J'ai décidé de me déterminer autrement.

    Dorn, la méthode Dorn, un nom bien connu dans le domaine des thérapies alternatives, d'où vous vient ce nom et avez-vous un lien avec Dieter Dorn, de la thérapie vertébrale ?

    Pas du tout, c'est le nom de mon mari. Je n'ai aucun lien avec ce fameux Dorn.

    Sur votre blog, j'ai lu "Je serai donc l'amie de ceux qui m'aiment telle que je suis", citation de Frida Kahlo. Cette femme à la santé fragile, au destin particulier vous inspire-t-elle ?

    Oui, surtout qu'elle avait aussi de gros problèmes de dos, comme moi. C'était une femme remarquable. Mais là j'ai plus réagi par rapport à la citation que par rapport à la personne.

    Vous aimez utiliser les citations, pourquoi ?

    Oui, beaucoup, cela me permet de gamberger. Très souvent, je commence ma journée en ouvrant l'ordinateur. Je suis abonnée à plusieurs lettres qui m'envoient des citations. C'est une façon de butiner, de flâner, de m'ouvrir à quelque chose, à une pensée, comme une fleur qui s'ouvre au soleil, je ne sais jamais quelle va être la fleur de la journée. J'y trouve des idées pour des romans que j'écris, cela se passe au niveau de la synchronicité, la citation arrive juste au moment où mes personnages sont dans la même énergie. Quand la citation est tellement pertinente, je vis un grand moment de gratitude, oui, cela m'ouvre à la gratitude.

    Que pensez-vous de la gratitude ?

    La gratitude fait partie de ma vie. Plus jeune, je pratiquais moins, mais aujourd'hui je suis dans la gratitude la plus grande partie de ma journée. Cela permet de se brancher à une dimension qui nous est bien supérieure. Être dans cet accueil et cette réception, envoyer des mercis, c'est comme une lettre d'amour que l'on envoie aux autres et à l'univers. En retour, tant de vagues d'amour reviennent, c'est un cadeau la gratitude. En étant dans cet état, on donne, mais on reçoit tellement. C'est un mouvement de vie qui à mon avis est de plus en plus essentiel.

    L'écriture est un travail solitaire, les consultations un travail intime, les conférences et les ateliers, un travail de groupe, la radio un travail de communication multiple. Ils sont tous différents, lequel préférez-vous et pourquoi ?

    Toutes ces activités que j'ai eues dans ma vie ont fait ce que je suis devenue aujourd'hui. Je n'anime plus de séminaires ou rarement. Ce qui est essentiel maintenant, c'est l'écriture, mais grâce au fait que j'ai vécu tout cela auparavant. L'écriture oui, mais à certains moments sortir de cette intimité pour partager avec les autres. Ce serait dommage de ne plus être dans la transmission autrement que par les livres. J'ai besoin de moments de rencontre pour avoir des retours, des partages. Cela me permet aussi d'avancer dans mon écriture. Par exemple mon dernier livre sur la douceur est né d'une demande de personnes qui avaient besoin de faire cette expérience de la douceur.

    Olivier Clerc qui a créé les cercles de pardon dit : C'est facile de venir faire un show devant un public, ce qui est plus difficile, c'est d'être ce que l'on enseigne, dans la vie de tous les jours, avec ses proches. Et vous, êtes-vous aussi ce que vous enseignez ? Y parvenez-vous ? S'il vous restait des points à améliorer, quels seraient-ils ?

    C'est difficile de répondre à cette question, j'ai l'impression d'être dans ce que j'enseigne. Parfois mon entourage me dit que je ne suis pas suffisamment là. Je reste dans mon univers intérieur et ne suis pas assez proche des miens. Quand ils me renvoient cela, je suis dans la gratitude, cela me permet de réajuster et d'être plus présente. Cependant, il y a parfois un décalage entre ce que l'on veut, comment on se voit et comment les autres nous voient. Ils sont là pour tirer la sonnette d'alarme et pour nous remettre sur la ligne que l'on a choisie. Je veux être plus disponible pour eux, même lorsque je suis dans ce processus d'écriture qui m'envoie dans une autre temporalité. Les vacances arrivent, je n'irai qu'une fois par jour sur mon ordinateur pour répondre à ce qui est urgent et je n'irai ni sur facebook ni sur pinterest, c'est trop chronophage, non je n'irai pas pendant que ma famille sera là. Cela demande de la vigilance.

    7 actions à mettre en place dans son hygiène de vie, 7 clés pour bien communiquer, pourquoi pas 6 ou 8 ?

    Je suis née un 7 septembre, deux fois le chiffre 7 puisque autrefois l'année commençait en mars, et puis c'est un chiffre magique que l'on retrouve un peu partout dans la bible, dans d'autres textes. C'est un petit clin d'oeil par rapport à la magie de la vie.

    Une question me turlupine ces temps-ci : Faut-il aller chercher ses blessures et ses souffrances, creuser comme un mineur de fond, travailler dur pour aller mieux, ou alors se tourner vers la douceur, l'amour de soi, l'attention à soi et ainsi, à force d'amener de l'eau claire, l'eau du verre devient limpide ? Quel est votre point de vue à ce sujet ?

    Pendant tout un moment de ma vie, j'ai été à la recherche de ces blessures pour en prendre soin et puis j'ai découvert d'autres approches comme l'EFT, l'EMDR ou la méditation, qui ne demandaient pas de trouver ces blessures. Je suis maintenant beaucoup plus dans ce courant d'être, de prendre soin de soi, sans forcément chercher le pourquoi des choses mais plutôt de profiter de l'instant présent dans cet accueil de la douceur, porter un autre regard sur les choses, avec douceur et bienveillance. Cela dépend de l'endroit où se trouve la personne, quelquefois il faut ouvrir la plaie pour la soigner, il y a des abcès à percer et à nettoyer, par contre pas aussi souvent que l'on imagine. Plus on revient sur la blessure, plus on empêche la cicatrisation. Avec de l'attention, de l'acception, de la douceur, de la bienveillance et en amenant de l'eau claire, on a pas besoin de remuer la boue, l'eau devient toujours plus claire.

    "Faire durer l'amour" c'est le titre d'une de vos conférences, pouvez-vous déjà, pour les impatients, nous donner 2 ou 3 tuyaux ?

    Je vais présenter des outils très concrets, par exemple l'échelle de l'amour. Très souvent les personnes veulent le grand amour tout le temps et y rester. L'amour évolue et se transforme. Il y a la passion des débuts mais cela reste rarement durant quarante ans, la passion des débuts. L'idée est de découvrir qu'elle existe cette échelle et puis de repérer où nous en sommes dans notre vie. Il s'agit également d'apporter ce qu'il serait bon d'apporter à chaque étape, par exemple remplir le réservoir affectif, le sien d'abord et puis celui de l'autre. Pour cela, il y a plusieurs chemins, les contacts physiques, les paroles valorisantes, les moments de qualité, les cadeaux que l'on fait à l'autre, les services rendus. Quels sont mes besoins ? Quels sont ceux de l'autre ? Développer des compétences comme l'empathie, l'écoute, l'acceptation de la différence. Savoir dire les choses, ce qui ne va pas bien sûr, mais ne pas oublier de mentionner le positif. Je vais proposer des outils bien concrets pour cela. Évoluer sur cette échelle de l'amour dans l'acceptation de l'autre est un vrai travail qui se développe au fil du temps. C'est un art qui se travaille, devenir un alchimiste de l'amour, transformer le plomb en or dans la vie de couple.

    Selon moi, l'autre est mon miroir, ce qui fait que changer d'homme ou changer de femme n'est pas une solution ?

    On ne peut pas changer l'autre. Si quelque chose ne convient pas, on peut se poser la question de savoir pourquoi on a choisi cette personne. Cela m'apprend quoi ? Cela m'apporte quoi ? De tout manière, le travail est sur soi-même. Quelquefois, les chemins se séparent parce que l'on a pas su trouver les bonnes réponses. Je vais également parler du carré magique du couple : savoir donner, recevoir, se donner, demander, refuser. On voit l'autre comme quelqu'un qui va combler nos manques, satisfaire nos besoins alors que c'est à nous de faire ce travail. L'autre n'est là que pour faire resplendir les choses, mais pas pour résoudre nos problèmes. Paulo Coelho dit : L'amour n'est pas dans l'autre, il est en nous-mêmes. Nous le réveillons mais pour ce réveil, nous avons besoin de l'autre.

    Cela veut-il dire que seul-e on évolue moins rapidement ?

    Cela dépend des personnes. Certains ont besoin de cette solitude pour évoluer. Il n'y a pas un chemin, nous avons tous des chemins différents et respectons cela, trouver celui sur lequel nous avons envie d'avancer. Il est vrai que l'autre est très souvent un accélérateur. Il nous renvoie des choses que l'on ne verrait pas tout seul, mais avec sa propre vision. A nous de déterminer si l'on accepte ou non sa manière de voir. De toute manière, il y a un bout de chemin à faire avec ce qu'il nous renvoie.

    Vous proposez un atelier "La magie des émotions". Les émotions, un domaine qui rend plutôt inquiet et vous parlez de magie, pourquoi ?

    Très souvent, on parle des émotions comme quelque chose de négatif, alors qu'elles sont des messagères qui nous parlent de nos besoins, de nos manques, de nos défenses. Si nous ne prenons pas le temps de les accueillir et de les écouter, nous n'allons jamais pouvoir avancer dans notre chemin de vie. Les mettre de côté, les refouler, les écraser nous fera manquer quelque chose d'essentiel. Je parle de magie parce que les émotions nous révèlent des choses infiniment précieuses. L'idée est de les écouter. Les émotions de base, la peur, la colère, la tristesse et la joie, avec en plus selon Paul Ekman, la surprise et le dégoût, chacune comme une baguette magique nous donne une indication. Si vous avez peur, y a-t-il un changement, y a-t-il de l'inconnu, si vous êtes en colère, y a-t-il eu un dommage, c'est comme un clignotant sur un tableau de bord qui permet de comprendre les choses. Depuis notre plus jeune âge, nous avons appris que les émotions étaient dangereuses et qu'il ne fallait surtout pas se laisser dominer par elles. Nous les avons oubliées, détournées, ensevelies et avons mis en place des dysfonctionnements. Dans l'atelier, je vais parler des timbres, des raquettes, des élastiques. Les participants iront à la rencontre de leurs émotions et apprendront à les exprimer. Nous vérifierons où en est notre liberté émotionnelle. Nous verrons combien notre intelligence émotionnelle nous parle, combien il est important de l'écouter et parfois aussi de canaliser ses émotions, parce que par exemple trop de colère peut endommager le système cardio-vasculaire ou une peur phobique peut nous poser des problèmes aux niveaux corporel et mental. L'idée est de redécouvrir la magie des émotions pour pouvoir entrer dans l'intelligence émotionnelle.

    Le thème de notre salon est "Sensualité épanouie". Oserais-je vous demander si la vôtre l'est ? Et quels sont vos conseils pour y parvenir ?

    La vie est une sensualité de chaque instant. La sexualité est quelque chose de différent. Nous pouvons avoir une sexualité épanouie et une sensualité rayonnante. En avançant en âge, on peut avoir plus besoin de trouver un nouvel équilibre au niveau de la sensualité et moins au niveau de la sexualité qui sera peut-être plus paisible, mais en même plus épanouie car avec le temps, l'être se connaît mieux. La sensualité se trouve dans l'instant présent, dans la rencontre avec cet instant pour le déguster avec gourmandise. C'est se reconnecter avec ses 5 sens et en profiter pleinement puisque ce sont eux aussi des magiciens. Pour moi la gourmandise est une qualité.

    Un dernier message ?

    Ravie de venir à ce salon, je me réjouis déjà de ce moment de rencontre qui sera à la fois doux et magique. C'est toujours comme ça, les rencontres avec les personnes, je suis dans une attente bienveillante et curieuse et encore gourmande par rapports à tous ces bons moments à venir.

    Merci Françoise Dorn


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  • Fribourg DemainBonjour Françoise Knopf (FK) et Myriam Winniger (MW),
    Vous êtes ici en tant que représentantes de "Fribourg Demain". D'abord Myriam Winniger, quelques mots sur vous-même et dites-nous ce qui vous a amenée à faire partie de Fribourg Demain ?

    MW : Je suis mère de 3 enfants. Tout m'intéresse : la thérapie, le développement personnel, l'amélioration des conditions de vie, l'écologie. La marche pour le climat en novembre 2015, puis le film "Demain" ont permis de belles rencontres qui ont vu germer cette idée "Fribourg Demain". Un bel enthousiasme nous a amenées à nous poser des questions sur l'avenir et nous avons voulu faire quelque chose, rassembler, informer.

    Et vous Françoise Knopf ?

    FK : C'est l'envie de participer, d'être actrice de la vie sociale qui m'a amenée à oeuvrer avec ce groupe. J'ai travaillé longtemps dans une entreprise locale. Alors que j'étais proche de la retraite, j'ai dit stop. Le fonctionnement de cette société ne me convenait plus et j'ai alors passé en retraite anticipée. Après m'être penchée sur des réflexions personnelles, ce que je voulais vraiment, dans quel domaine je désirais m'investir, avec mon côté artiste, mon côté qui aime l'introspection pour comprendre ses modes de fonctionnement, je me suis retrouvée avec le groupe de femmes de Fribourg Demain pour contrer ce mouvement galopant, face au dérèglement climatique, face à l'utilisation abusive des ressources sur terre. J'ai pris conscience qu'il fallait faire quelque chose.

    Fribourg Demain c'est quoi ? Une association, un groupe, une initiative ? Et comment cela fonctionne-t-il ?

    FK : C'est la réunion à l'origine de 5 femmes de la ville de Fribourg, intéressées et conscientes que l'on peut être acteur. Avec nous deux, Nadine Ladessus, Professeur de yoga, Jacqueline Echanove et Dounia Keller font partie de cette équipe. Après ce film la question était de savoir quoi faire ?

    Quelle est votre base de fonctionnement ?

    FK: Nous n'avons pas de statuts ni aucun règlement. Nous sommes une équipe qui s'est réunie pour définir ce qui était bon pour nous de mettre en avant. Créativité pure. Laisser tomber les schémas qui bloquent parfois des associations. Nous ne voulons pas être politisées, nous voulons être libres de pouvoir proposer des rencontres. Notre but est là : faire se rencontrer les gens qui ont de bonnes intentions.

    Justement, quels sont vos buts principaux ?

    MW : Faciliter les échanges entre citoyens sur des thèmes comme la santé, l'économie, ceux qui sont ressortis du film "Demain", mais aussi la démocratie, l'éducation.

    Quels sont vos moyens ? Et comment fonctionnez-vous ?

    MW : Nous n'avons aucun moyen. Chaque fois que nous nous rencontrons, nous faisons passer un chapeau, au bon coeur des personnes présentes, pour les frais.

    FK : Lors de nos rencontres, par exemple au Nouveau Monde, la salle nous a été quasiment offerte.

    Quelles actions avez-vous déjà organisées, quel a été votre public ?

    MW : A la suite de "Demain", nous avons mis un écriteau au cinéma Rex à Fribourg où le film est resté durant plus de 3 mois à l'affiche. "Vous avez aimé le film Demain, venez nous rejoindre tel jour à telle heure pour en parler". Mais combien de personnes allaient-elles venir ? Nous n'en avions aucune idée. Et bien la première fois, il y en a eu 110.

    Comment avez-vous défini le lieu ? Et qu'aviez-vous prévu durant cette soirée ?

    FK : Nous avions trouvé deux salles à l'Arsen'alt au coeur du quartier d'Alt, près de l'Université de Fribourg. Nous avions mis des panneaux et nous attendions les gens, sans savoir combien de personnes allaient venir. Et il y a eu plus de 100 personnes. Nous les avons fait rêver. L'idée n'était pas de savoir ce qui était bien ou mal. L'idée était de dépasser cela et que le citoyen puisse rêver sa ville de demain, d'où le nom : Fribourg Demain. Chaque personne pouvait amener son rêve, même le plus farfelu, parler de son envie de participer à une action pour que la ville et sa vie soient plus belles, tout en respectant le côté environnemental avec l'épée de Damoclès suspendue au-dessus de nos têtes, le réchauffement climatique. Nous nous étions rencontrées plusieurs fois avant pour préparer cette soirée. Dans l'état actuel des choses, nous ne savons absolument pas comment et dans quelle direction notre travail va évoluer. Une association, une coopérative, nous ne le savons pas. Pour l'instant nous laissons aller ce mouvement que nous avons lancé avec un élan du coeur. Cela correspondait à un besoin de plusieurs personnes puisqu'à l'heure actuelle, il existe 9 groupes qui sont actifs à Fribourg.

    MW : Nous ne voulons en aucun cas prendre une forme de pouvoir. Nous voulons simplement faciliter le fait que les gens deviennent acteurs de leur vie, qu'ils prennent des initiatives, des responsabilités.

    FK : Les gens se sont inscrits lors des rencontres, nous avons créé une infolettre que nous publions environ une fois par mois.

    Vous pouvez vous inscrire sur ce lien :
    tinyurl.com/infolettre-fd

    Vous pouvez également consulter le résumé des groupes sur : tinyurl.com/FribourgDemain-groupes

    Grâce à cela, nous avons maintenant un carnet d'adresses de plus de 450 personnes.

    Vous parlez de 9 groupes à Fribourg, êtes-vous l'un des 9 groupes ?

    FK : Non, nous sommes les facilitatrices... Chaque groupe fonctionne indépendamment de nous. Parmi ces 450 personnes, des groupes se sont constitués, des personnes ont organisé des rencontres pour chacun dans leur domaine créer quelque chose. Nous sommes vraiment le noyau de facilitatrices juste pour donner le coup de pouce de la rencontre. Nous sommes le ciment de toutes ces briques.

    Ce film a créé partout dans le monde un peu cet effet, avez-vous des liens avec d'autres villes, d'autres pays ?

    FK : Nous nous sommes impliquées pour notre ville en premier. Il est vrai que parfois ça déborde un peu, Fribourg et agglomération nous allons dire. Nous sommes bien évidemment attentives à ce qui se passe ailleurs, mais l'idée reste de favoriser des actions locales. Ce serait facile de se perdre, il y a des idées géniales partout, notre intérêt est de rester dans notre environnement proche et d'améliorer cette qualité de vie-là, d'être cette ville en transition, d'aller vers un fonctionnement sans le pétrole, vers une énergie propre.

    MW : Nous aurons par exemple à l'Hôtel de Ville de Bulle, le 30 novembre à 19h00, une conférence "Prendre soin de la Terre et nourrir les Hommes", avec 2 chercheurs passionnés et passionnants en microbiologie des sols, Lydia et Claude Bourguignon. Il sera question aussi de différents documentaires comme "Solutions locales pour un désordre global".

    Qu'avez-vous déjà concrètement mis en oeuvre ?

    MW : Un de nos groupes a mis en place un magasin dont les produits sont disponibles sans emballage "Atout vrac" dans la ville de Fribourg, à la Grand-Rue 10. Une dizaine de femmes se sont mobilisées. Elles ont débuté sans un franc. Le financement participatif a bien fonctionné et les gens ont adhéré à 200 % très rapidement. www.atoutvrac.com

    FK : "Art et Culture" est un mouvement qui a mis en place un système de boîtes à livres dans la ville de Fribourg. Vous pouvez y déposer les livres que vous ne lisez plus. Vous pouvez aussi vous servir de ceux qui sont là. Il en existe 6 de ces boîtes dans la ville. Un projet est en cours pour la ville de Bulle. 
    Vous voyez, chaque groupe, dans son domaine, propose des activités. Nous n'interférons pas. Nous distribuons les informations que les groupes nous donnent, le plus largement possible. Nous sommes la plate-forme qui permet la communication.

    MW : A titre personnel, nous participons par exemple à "Jardins Urbains". Des projets sont en cours pour cultiver dans des bacs, dans des endroits où actuellement il ne se passe rien. Il existe également un groupe des "Incroyables comestibles". La "Maison des générations futures" à Fribourg dans le quartier de Beaumont, route de la Veveyse 5a, existe depuis 2013 et fait de la promotion pour la santé, le développement, l'écologie... www.maison-generations-futures.com

    La permaculture fait aussi partie de nos équipes. A ce sujet, ne manquer pas le film, samedi 15h45 dans le hall "Le Jardin du Pissenlit fort urbain". Michel Woeffray, un spécialiste qui sera présent nous a précisé que ces jardins se font en commun et que chacun ensuite peut aller se servir. Sur un terrain en friche, actuellement libre mais qui ne le restera certainement pas, 30 bénévoles ont travaillé sur ce jardin près de la gare de Bulle.

    Organisez-vous une assemblée annuelle, pour notre public qui serait intéressé à y participer ?

    FK : L'idée bien évidemment était de refaire une réunion. Mais votre salon est l'occasion idéale pour chacun de venir nous rencontrer au stand no 205 et de venir à notre conférence de samedi à 18h15. Tous les groupes seront là pour répondre à vos questions.

    Parlez-moi d'avenir ?

    FK : Et bien d'abord nous allons profiter de cette belle opportunité qui nous a été donnée d'être invité d'honneur à votre salon pour continuer à faire rêver les gens. Chacun pourra indiquer sur une fiche son rêve pour demain. Nous allons collecter ces précieuses informations et par la suite faciliter la création de groupes de personnes qui rêvent dans le même domaine.

    Dans vos rêves les plus fous, que rêvez-vous pour demain ?

    FK : Que nos rêves soient entendus par les édiles. Que beaucoup d'oreilles attentives de nos politiques oeuvrent de façon à ce que nos activités aient une possibilité d'extension, pas seulement au niveau des petits groupes, mais au niveau de la ville.

    MW : Travailler ensemble, créer une ouverture au niveau des partis politiques. Participer à la vie politique d'une manière qui reste peut-être à définir, "Génération nomination" un de nos groupes qui milite en faveur d’une plus grande participation citoyenne à la démocratie, en soutenant un grand oublié pourtant plébiscité par les pères de la démocratie : le tirage au sort, se penche sur la question. Une plus grande écoute du citoyen, une autre manière, un autre fonctionnement. Nous sommes dans une créativité pure, un système à imaginer...

    Un dernier rêve fou ? Si vous aviez une baguette magique ?

    MW : Que le pouvoir de l'argent se transforme en solidarité. Tiens, vivre comme dans le film "La Belle Verte" de Coline Serreau. Pourquoi en arriver à s'entre-tuer ? Pourquoi ne pas partager ? Soyons optimistes ! Il existe une solidarité croissante. Faisons grandir ce bel élan. Arrêtons la compétition, la concurrence à tout prix. Faisons ressortir le bon en chacun. Apprenons cela, dans les écoles déjà !

    Pour conclure, une phrase chacune ? Je peux commencer en vous disant une citation d'Albert Schweizer que j'adore : "L'exemple n'est pas le moyen le plus important pour influencer les hommes, c'est le seul".

    FK : "Quoique tu rêves d'entreprendre, commence-le. L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie. Et c'est de von Goethe.

    MW : "Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir".

    Merci à toutes les deux.

     


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